Dans ce journal de bord, nous vous parlons de l’ennemi numéro un du marin d’eau douce, le mal de mer.
A bord, certains en souffrent, d’autres, pas le moins du monde. Les longues traversées démarrent ainsi la plupart du temps par une période plus ou moins délicate d’amarinage. Le temps que les corps « terriens », se fassent au rythme de la mer. Ainsi, plusieurs d’entre nous vont être gagnés par cette étrange et lancinante langueur, doublée la plupart du temps du sentiment d’être barbouillé.
Marc, le médecin du bord, qui « n’a le mal de mer qu’en mer », a un truc pour y mettre fin, un remède qu’il distribue allègrement à tout l’équipage. Et qui porte ses fruits, peu à peu. Ainsi quand la direction de la course nous demande de dévier notre chemin en direction de la Corogne au nord de l’Espagne, pour prêter assistance à cinq ministes en difficulté, c’est aussi pour nous l’occasion de toucher terre quelques heures et de nous remettre de nos émotions autour d’un bon plat de pâtes chaudes.
Mais à peine le repas fini, il est déjà temps de reprendre la mer, les conditions s’annoncent plus musclées pour la nuit à venir.
La vie à bord
Dépannages en chaine
En me réveillant, pour le premier jour de vraie mer, j’ai appris une catastrophe, la première pour Podo : on a perdu le spi, c’est une honte ! On ne sait même pas faire un nœud à bord, je rigole mais c’est quand même embêtant pour rattraper les ministes.
Nous avons commencé à vraiment bien manger à bord, malheureusement ce ne fût pas le cas pour tout le monde car l’amarinage a été plus ou moins toléré par l’équipage.
Dans l’après-midi, le directeur de course nous a demandé de nous dérouter vers la Corogne qui se trouve au nord de l’Espagne. Arrivés à moins de 20 miles on nous a fait faire demi-tour pour porter assistance à un ministe. Manque de communication entre les bateaux accompagnateurs.
Enfin bon, nous sommes arrivés à la Corogne vers 21 heures pour aider cinq ministes qui nous attendaient. Une bien courte escale qui a permis à certains d’entre nous de se laver et qui a cassé les pattes à tout l’équipage. Il parait que nous sommes repartis vers trois heures du matin. Je ne peux pas confirmer vu que je dormais comme un loir.
Aujourd’hui, on commence enfin à prendre le rythme et les têtes qui avaient disparu de la circulation au début de la transat commencent lentement à refaire surface. Pendant ce temps le Docteur House opérait nos blessés y compris notre cher capitaine qui ne ronfle pas. Ah ! ah ! ah !
Pour finir cette news, je lance un petit jeu qui va être à mon avis très marrant : à votre avis
Quel est le meilleur cuistot ? Quel est le meilleur barreur ? Quel est le pire équipier ? Quel est le meilleur ronfleur ? Qui est le meilleur équipier ? Qui est le moins chiant ?
Réponse à Salvador.
Sur ce, je vous dis à la prochaine, en n’oubliant pas de remercier nos partenaires de nourriture (Natali, le cuisinier, le grillon d’or, Bioporc, saveurs et nature), car on mange comme des rois à bord.
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